Pourquoi attendre ?

Parce que la démarche me motive tellement.
Parce que pourquoi attendre la troisième semaine de janvier alors que je peux commencer dès aujourd'hui ?
Je connais et pratique la méditation depuis des années, je sais comment faire un body scan.. j'ai acheté le livre d'Edel Maex. j'ai même commencé avant de l'avoir reçu..
Et les premières impressions sont déjà tellement fortes, tellement parlantes.
Cela fait déjà une semaine.


Une semaine que mon réveil est réglé à 6h15 du matin, pour être sûre de pouvoir pratiquer tous les jours, avant que le petit moineau affamé ne se réveille. Le petit moineau affamé de jeu, de petit-déjeuner, de qu'est-ce-que-je-peux-faire-maman-je m'ennuie-j'ai-faim-je-veux-regarder-les-la'ittlePony-tu-joues-avec-moi ?
Une semaine que mon réveil est réglé à l'heure critique, celle où je sors du sommeil.

 

L'heure où comme une déferlante, surgissent  les armées de l'angoisse. Comme si elles m'attendaient, tapie dans un recoin de la chambre sombre, avec leurs fantassins, leurs chevaux, leurs drapeaux et leur tambour

attention.. ça y est.. elle se réveille.. Chaaargez !


Il suffit que ma conscience refasse à peine surface.. comme le premier rayon du soleil enlace de rose bleu nuit la dernière étoile du matin, et vlan, je reçois toute la cavalerie sur la poitrine.
Donc l'heure critique, celle où mon esprit devient un cheval affolé.


Elle est là

la toute première image qui s'est présentée à moi en pratiquant le body scan pour la toute première fois

au sortir du sommeil du tout premier matin.

Cette impression d'avoir attrapé un cheval sauvage au lasso, et de tenter par tous les moyens de ne pas lâcher la corde.

Autant dire que l'attention au corps là.. ce fut le cadet de mes soucis.


J'ai remarqué, que jour après jour, le cheval s'est calmé.

Il est toujours impétueux, toujours inquiet, toujours difficile à tenir et prompt à s'évader.

Mais j'arrive de mieux en mieux à le maîtriser et à prêter dans le même temps une attention plus soutenue et plus continue à mon corps.
Ce pauvre, magnifique, endurant, fidèle, dévoué et beau corps dans lequel j'ai la chance de vivre depuis si longtemps et que j'ai si souvent malmené, ignoré et poussé à bout.